Morosité des cadres quant aux salaires : et si on trouvait d’autres voies de satisfaction ?

14 septembre 2013 0 Par Pascale Kroll

Baisse des températures et de la luminosité, baromètres moroses de l’Apec et d’Expectra : il faut s’y faire, c’est la rentrée. Près de 2/3 des cadres sont pessimistes en ce qui concerne les perspectives d’évolution de leur rémunération dans les années à venir. Et alors ?

Salaire des cadres : la lumière n’est pas (encore) au bout du tunnel. Voilà le tableau plutôt noir que nous dépeint l’Association française pour l’emploi des cadres le 12 septembre. 32 % seulement des cadres pensent obtenir une augmentation cette année. Ils étaient 32 % l’an passé. Moins de la moitié des cadres pensent demander une augmentation de salaire en 2013 (contre 5 1% en 2012). La part d’entre eux qui avait obtenu une augmentation a également diminué (43 % contre 50 % en 2011). Les rémunérations à l’embauche ont également diminué et les conditions de négociations se révèlent plus difficiles.

Pessimistes mais pas trop mal lotis

Le baromètre de la rentrée d’Expectra, filiale de Randstad, enfonce le clou : « L’année 2013 signe le retour de la modération salariale pour les cadres, note Didier Gaillard, le directeur général. Après deux années relativement vigoureuses, la maîtrise des coûts salariaux est plus que jamais de rigueur dans les grands groupes comme dans les PME. »

Que faire ? Trouver d’autres sources de satisfaction

Peut-être rejoindre le propos de Bertrand Moulins, consultant Apec : « L’aspect « cash » bien qu’important n’est plus notre seul élément « moteur » dans nos fonctions. Le besoin de sens, de «résultats », d’appartenance à un groupe / un métier semblent revenir. »

Car en effet la reconnaissance de l’individu et du travail bien fait ne passe pas (seulement) par l’aspect rémunération.

En pleine période de crise, on parle de désengagement voire de paresse autant de la génération Y que des seniors et des travailleurs en général. Mais n’est-ce pas plutôt une aspiration montante à faire du travail non pas le signe d’une réussite professionnelle qui doit nécessairement passer par des espèces sonnantes et trébuchantes mais d’une composante, parmi d’autres, de la réussite personnelle ? Celle-ci passe désormais par la réussite d’un équilibre vie professionnelle-vie privée, le sentiment de bonheur, etc. Il s’agit de s’investir ailleurs, de trouver des voies différentes de travail.

Et vous, c’est quoi votre moteur ?